Routes de la Soie enseignant

Études en Ouzbékistan

École obligatoire et suite


En Ouzbékistan, l’héritage soviétique a laissé ses marques sur l’enseignement. Les études ont gardé une brillante organisation stricte et bien structurée surtout en ce qui concerne la formation supérieure mais la corruption fait possède une place importante.


Avant la réforme de 1997, l’école obligatoire, primaire et secondaire se faisait sur 12 ans et se basait sur une seule branche achevant à un unique diplôme mis à part pour les très bons élèves et fortunés qui pouvaient partiellement suivre une autre école. Ce n’est qu’après la loi de 1997 que l’école se fera également sur 12 ans mais plusieurs voies seront mises à disposition lors
de l’obtention du certificat. Par exemple, il existe aujourd’hui, deux choix de parcours. Il y a les collèges professionnels pour les personnes voulant entreprendre une formation dans le domaine du travail ou les lycées académiques préparant l’entrée pour les écoles supérieures (hautes-écoles ou universités). Il existe également un concours d’entrée payant pour l’université uniquement pour les étudiants ayant obtenu le papier d’école secondaire ou ayant terminé le collège professionnel.


Et pour la femme ?


Les femmes ont tous les droits légaux d’accéder à une éducation. Malheureusement, il arrive que géographiquement le choix soit limité. Certaines écoles professionnelles, dans les régions rurales, sont limitées au niveau des possibilités de futur pour les jeunes. Ces dernières forment essentiellement des apprentis pour l’agriculture ce qui reflète la mentalité traditionnelle restreinte envers les jeunes femmes de province. Il existe également les problèmes familiaux. Les parents ne laissent pas facilement partir leurs filles loin de la maison afin qu’elles puissent suivre les écoles proches de leurs domiciles qui forment spécifiquement des institutrices d’écoles enfantines ou infirmières et s’occuper des tâches ménagères. C’est pourquoi, dans les domaines industriels, juridiques ou autres, le taux de femmes est faible. Dans certaines régions ouzbèkes, selon la traditionnelle coutume, après l’école secondaire, beaucoup de jeunes filles se marient à l’âge de 17-18 ans d’un mariage, souvent, arrangé, ce qui paraît précoce. Si les femmes passent l’examen d’entrée à l’université qui coûte une fortune, les familles démunies obligent leur fille à se trouver un mari. Dans la culture musulmane la femme est censée se consacrer entièrement au foyer familial ce qui n’exige pas une éducation universitaire.

Daniel Allgower

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