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Le travail et les femmes en Ouzbékistan

Quelques informations


L’Ouzbékistan est un pays agro-industriel.  38% de la population s’occupe des agricultures principales que sont : la culture du coton, des fruits, du riz, de la luzerne, des vignes et des céréales. C’est d’ailleurs l’un des pays principaux producteur mondial de coton. Il y a également l’élevage des bovins et la sériciculture qui occupent une partie des Ouzbeks.


Le pays possède d’importantes ressources minières comme le gaz naturel, l’uranium, le cuivre et le pétrole. Ces richesses contribuent essentiellement à l’industrialisation du pays dans l’après-guerre ce qui va en outre tirer une avantageuse partie des investissements étrangers dans les différents domaines miniers, pétroliers et mécaniques. (Assemblage de pièces de voitures).


Le travail et les femmes
Un des problèmes principaux en Ouzbékistan est la possibilité de travail pour les femmes. C’est difficile pour le sexe féminin de trouver une place dans des domaines dit supérieurs.


Dans ce pays, l’homme est qualifié comme étant plus compétent et plus fort par rapport à la femme. Il est promu plus rapidement et est mieux payé qu’elle ne l’est. A cause du fait que cette dernière n’ait aucune facilité à trouver un emploi, elle est obligée de dépendre de son mari, ce qui réduit son pouvoir de décision et d’action. C’est à lui de ramener les fruits de son travail en tant que chef de famille, pendant que la femme s’occupe des tâches ménagères et des enfants. Cependant, lors de l’union soviétique en Ouzbékistan, elle avait trouvé sa place dans le monde travail.
Ce n’est qu’après la disparition de l’URSS que, contre son vouloir, elle  a perdu sa valeur professionnelle.


Aujourd’hui, d’après plusieurs rumeurs russes ou directement ouzbèkes, pour obtenir une place, une femme devrait soit payer d’avance son employeur ou soit vendre son corps en échange du poste ce qui parfois, concerne également l’homme.


Les secteurs


48% des femmes sont actives. 59% sont au chômage et à partir de 54 ans, elles partent à la retraite. Pour les hommes, l’âge de la retraite est  fixé à 60 ans.


Les femmes travaillent principalement dans les secteurs publics. Par exemple, 74.5% sont employées dans le domaine de la santé ou dans le social, 64.3% dans l’éducation et 52.1% dans les arts et cultures ouzbeks. Elles travaillent également dans les secteurs agricoles et plus précisément dans la cueillette du
 
coton qui est un atout pour le pays. Par contre, rares sont les employées pour les postes supérieurs. Uniquement 17.5% sont des cheffes d’entreprises ou d’organisations publiques. Dans le domaine de l’institution, la totalité d’entre elles sont maîtresses de maternelle, 86.2% institutrices  de primaires, 67.8% en secondaire, 47% professeurs d’écoles professionnelles et 39.4% sont professeurs d’universités . 10% des femmes sont employées dans des secteurs privés et 45% autres des entrepreneurs dans lesquels sont développées des entreprises familiales comme des commerces agricoles ou des communautés de services dans les domaines de la couture, l’éducation ou autres.


Autres ?


Beaucoup d’hommes et de femmes sont obligées de travailler au noir ou de partir à l’étranger. Très souvent, elles déménagent en Russie, au Kazakhstan ou en Turquie. Là-bas, elles toucheront une indemnité de chômage, trouveront un travail ingrat comme femme de ménage ou se prostitueront. Par ailleurs, cela a créé un gros problème en Ouzbékistan. Ce qui a provoqué une prise en charge du gouvernement. Désormais, chaque femme de 18 à 35  voulant quitter le pays doit s’engager par écrit à ne pas se soumettre à la prostitution.
Elle est aussi obligée d’être accompagnée par un homme (membre de sa famille) si ses motifs de départ ne sont ni professionnels, scolaires ou familiaux. Grâce à cette nouvelle loi, le trafic d’esclavage sexuel est en diminution.


L’opinion sur les femmes et la carrière


La femme doit faire un choix entre la famille ou la carrière. Si elle décide de continuer sa vie professionnelle, elles ne bénéficient pas toujours de l’indemnité pour la retraite. C’est pourquoi la tradition vante le domaine de femme au foyer.


Et maintenant ?


Nombreuses sont celles qui ont décidé de changer la mentalité et enfin acquérir des compétences professionnelles malgré la vision traditionnelle de la femme au foyer. C’est pourquoi un comité des Femmes a été mis en place, afin de pouvoir améliorer la condition de vie et de travail du sexe féminin. Ces jeunes femmes se rassemblent pour discuter et trouver des solutions par le biais d’activités de commercialisations ou même quelques une d’entre elles ont initié un programme d’épargne. C’est petit à petit qu’elles essaient de retrouver une place conforme à leurs capacités dans la société ouzbèke.

Daniel Allgower

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