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La vallée du Ferghana, sous haute tension

Le « massacre » des Ouzbeks de juin 2010 a eu lieu dans la ville de Och  situé dans la vallée du Ferghana. Région dans laquelle toutes sortes de tensions règnent depuis de nombreuses années que ce soit au niveau frontalier, environnemental, mais aussi dues à des populations diverses qui y cohabitent

 

C’est une région qui est entourée par trois pays soit le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan (voir carte à gauche). C’est pour cette raison qu’elle a été prénommée le « cheval de Troie de l’Asie centrale ».

 

La division des frontières entre ces trois états n’est pas complétement définie (d’où les discordes). Elle s’étend sur environ 22'000 km2 et est l’un des endroits les plus densément peuplé d’Asie centrale (avec approximativement 11 million d’habitants). Elle a joué un rôle très important au 19ème siècle dans l’histoire de la culture du coton et même aujourd’hui,

 

Cette région alors riche en ressource hydraulique était auparavant gérée par le Kremlin. Depuis 1991 lors de la sécession, cette vallée est restée source de conflits. En effet, le jeune gouvernement n’avait pas été capable de mettre en place des mécanismes fonctionnels afin de gérer ce patrimoine écologique en l’absence de la supervision soviétique. L’une des conséquences de ce manque de gestion a été que tout un peuple a vu son niveau de vie régresser vers des conditions économiques, politiques et sociales à la limite de l’inacceptable, menant les citoyens à s’expatrier en Russie principalement afin de d’aspirer à une vie meilleure.

 

Quels sont ces avantages que tout le monde convoite ?

 

Nous savons que plusieurs pays, ayant tous des intérêts différents, se disputent ce territoire depuis des années. Cette vallée est entre autre très fertile et possède un sol riche en sédiments. Dans les années 1990, elle attirait même les étrangers en quête de nouveaux gisements de pétrole.

 

Par ailleurs, le Ferghana aurait dû être complètement attribué à l’Ouzbékistan mais pour des raisons politiques, il en a été autrement.

 

 

 

Selon l’ouvrage « Asie centrale – l’invention des frontières et l’héritage russo-soviétique, p. 270, de Svetlana Gorshenina »

 

http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2010/04/20/La-Vall%C3%A9e-du-Ferghana%3A-une-poudri%C3%A8re-au-pays-de-Tamerlan%2C-par-Alexandre-Gu%C3%A9rin,

 

Daniel Allgower

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