Routes de la Soie enseignant

Les Bolcheviks et leur souhait de libérer la femme islamique

Suite aux révolutions de 1917, les bolcheviks prirent le pouvoir en Russie.


Dans un premier temps, ces derniers étaient occupés à consolider leur pouvoir à Moscou et à Petrograd et ont laissé leurs partisans locaux prendre le contrôle de la région. L’inquiétude principale de ceux-ci était de maintenir le contrôle colonial russe sur les populations autochtones qui étaient peu enclins à partager le pouvoir. Les bolcheviks tentèrent de rallier les autochtones à leur cause par diverses promesses, comme la redistribution des terres prises par les Russes ou le droit à l’autonomie politique et espérèrent trouver des alliés autochtones au sein des Djadids, qui eux aussi souhaitaient un soutient dans leur lutte contre les conservateurs.


L’idée des bolcheviks était de transformer les sociétés islamiques de l’Asie centrale afin de les mener vers la voie du progrès. Les mesures qu’ils entreprirent étaient principalement dirigées vers la femme, qui était une cible du changement, afin de la libérer du poids des traditions et de la religion. Son statut devait être changé en prenant exemple sur les thèses féministes marxistes, étant proches de celles de Lénine.


En 1918, le Turkestan occidental fut nommé République Socialiste Soviétique Autonome du Turkestan.


De 1918 à 1922, les bolcheviks étaient occupés à remettre de l’ordre en Russie pendant que les Djadids prirent le pouvoir de l’administration de la République Socialiste Soviétique Autonome du Turkestan et élaborèrent des lois contre la polygamie, la charia et la vente de la fiancée. Par contre, ces lois ne furent pas appliquées.

Daniel Allgower

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