Routes de la Soie enseignant

Lutte contre l’Islam en URSS

Dès que le régime soviétique fut instauré, les bolcheviks, puis les communistes se comportèrent de manière hostile envers la religion et les traditions musulmanes.


Dès 1918, la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie annula toutes les lois existant avant la révolution et instaura la séparation de l’Etat et de l’Eglise. Cette résolution entra en vigueur en 1919 en République Socialiste Soviétique Autonome du Turkestan.


En 1924, une campagne contre le port du voile fut lancée à travers les divisions féminines du Parti communiste, mais seule une petite partie de la population féminine retira alors son voile.


En 1926, une campagne de libéralisation de la femme appelée en ouzbek « Hujum », signifiant « l’offensive », fut menée. Il s’agit d’une série d’actions lancées par le Parti communiste de l’Union soviétique dans le but de supprimer le port du voile chez les femmes musulmanes. C’était en fait une attaque contre toutes les manifestations de l’inégalité entre les sexes, en particulier sur le système archaïque de femme voilée et isolée, ce qui était monnaie courante en Asie centrale.


En éliminant les moyens d’oppressions existants en Ouzbékistan et en libérant la femme, les Soviétiques pensaient pouvoir ouvrir la voie au socialisme. En effet, ce qu’ils recherchaient à travers l’émancipation des femmes était que celles-ci puissent être des citoyennes à part entières, libérées des tâches ménagères avilissantes, qu’elles puissent participer à la vie publique, aux études, au travail rémunéré et donc participer à la production ce qui permettrait leur indépendance économique, source de liberté notamment dans leurs relations avec les hommes. De plus, l’égalité en droit faisait de la femme une citoyenne à part entière et dans leur intérêt ainsi que dans celui de la société, les femmes devaient se joindre au socialisme. Par ailleurs, l’arriération des femmes et leur pouvoir dans la famille constituaient une menace pour la révolution.


En 1960, la lutte pour l’émancipation des femmes ouzbèkes finit par porter ses fruits. En effet, presque aucune femme ne portait le tchador et toutes les fillettes recevaient la même éducation publique que les garçons.

Daniel Allgower

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