Routes de la Soie enseignant

Non intervention internationale lors des événemenst de 2010

Suite aux conflits qui ont éclaté en 2010 à Och, [i]le Kirghizstan, par la voix de sa présidente, Roza Otounbaëva a pris contact avec les 27 ambassadeurs de l’UE afin de faire mention des événements qui se déroulaient dans son pays. Elle a demandé à la communauté européenne de faire intervenir leur force policière pour faire revenir le calme dans la région d’Och.

 

Face à cet appel, on peut voir que les réactions des pays voisins et des organisations sont très variées. Certains sont outrés et souhaitent se réunir afin de trouver des solutions pour ramener la tranquillité dans cette région. D’autres tentent de rester à l’écart et de se faire discrets.

 

Les pays et organisations prêts à intervenir 

 

L’organisation des nations unies (ONU), l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avec les États-Unis et plusieurs autres pays, ont décidés de se réunir afin de créer la formation d’une mission internationale pour enquêter sur les violences qui ont eu lieu à Bichkek le 7 avril 2010.

 

Mettre en place une telle organisation est très risqué. Cela pourrait avoir certaines conséquences et créer des conflits politiques que les communautés internationales ne seraient pas prêtes à assumer.

 

Lors de ce conflit, toute la communauté internationale s’est mobilisée et a mis en place une organisation d’aide humanitaire et financière. Le CICR, l’ONU, l’UE, la Russie, la Chine et aussi les États-Unis ont envoyé sur place des aides humanitaires ainsi qu’une aide financière.

 

Les intérêts personnels 

 

Certains pays, tels que les puissances régionales, font en sorte de ne pas être impliqué dans ces tensions afin de préserver leurs intérêts personnels. On peut prendre l’exemple de la Russie et des États-Unis. La Russie a essayé d’être neutre afin de ne pas donner l’impression de s’imposer en profitant de la situation.

 

La Russie 

 

Dans ce grand débat sur l’intervention des communautés internationales, on peut voir que malgré tous les pays impliqués, la Russie est celui qui est le plus observé et qui intrigue le plus.

 

La Russie a joué un rôle de médiation important dans ces discordes. Elle a soutenu le gouvernement provisoire en lui apportant une aide économique, humanitaire et un soutien politique.

 

Elle a cependant refusé de faire intervenir ses troupes militaires en prétextant ne pas vouloir attiser les conflits.

 

Selon un article tiré du Monde-diplomatique, ce refus viendrait sûrement du mauvais souvenir que les Russes gardent de leur intervention de 1990 : Ils étaient intervenus afin de calmer des tensions de mêmes sources qu’en juin 2010. Le gouvernement en place à ce moment-là s’était alors retourné contre eux en les accusant d’attiser les conflits. C’est peut-être une des raisons pour laquelle cette fois-ci la Russie a préféré rester prudente.

 

Nous savons qu’il y a un grand nombre de Kirghizes et d’Ouzbeks vivant en Russie. Peut-être qu’elle a préféré ne pas se mêler à la situation déjà très sensible afin d’éviter une éventuelle propagation sur leur territoire.

 

Nous nous sommes aussi demandées si la Russie n’aurait pas pu intervenir afin de protéger les Russes vivant au Kirghizistan ? Cependant, la majeure partie des Russe du Kirghizistan vivent essentiellement au nord du pays donc ne sont pas vraiment menacés.

 

Conflits politiques 

 

Si les communautés internationales peinent à intervenir de façon militaire dans ces luttes, c’est surtout dû à l’instabilité politique du pays. . Les Etats-Unis par exemple pensaient qu’une intervention ne ferait qu’embraser la situation.

 

Après la chute de l’ex-président Kourmanbek Bakiev, le gouvernement provisoire du Kirghizistan a une chance exceptionnelle de faire de son pays une nouvelle démocratie. Mais avec la révolte du peuple, cela est une tâche délicate à réaliser.

 

 

 

http://www.regardest.com/home/breve_contenu.php?id=1148&PHPSESSID=ab31b75513f90e0cba6a87739695f53d

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-07-22-Kirghizstan


 

 



 

 

Daniel Allgower

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